On était cinq, on avait rien, ou plutôt on avait que nous. Une poignée d'rêve et un monde qui veut pas de nous. Alors on brûle cette chienne de vie par les deux bouts. C'est grâce à mes sources que j'suis toujours debout. À la télé, ils parlent d'nous, dans leurs débats, mais pour piger 'faut l'avoir vécu dès l'début. Livré à nous-mêmes ont a formé nos propre familles et même si les propos varies le topo reste pareille. À travers les années que j'regarde à droite ou à gauche y'en a qui monte dans les rangs mais c'est toujours les même sources. La rue nous berce et ces avenues nous brisent. Tout ce béton nous pèse pendant qu'on discute l'analyse.
Comment pourrais-je tracer un trait sur tout ce que l'ont a vécu ? Comment retrouver la paix dans la tourmente de ces avenues ?
On était cinq, aujourd'hui on est plus que quatre. 'Faut faire le deuil' c'est c'que m'répète mon psychiatre. Comment tourner la page ? Comment trouver le courage de lâcher prise et de toucher le fond sans naufrage ? Loin des regards je me retrouve à pleurer ton absence mais rien ne peut transparaître dans ma nouvelle résidence. Quand on les dérange, c'est ici qui nous ronge. Derrière ces barreaux la culpabilité me ronge. Si j'avais fermé ma gueule, ravalé ma fierté y'aurait pas eu d'embrouille et tu s'rrais encore sur tes deux pieds. Mais comme dab' j'l'ai ouvert, et comme dab' tu m'as couvert. À cause de mon orgueil tout le monde en a souffert. Putain, c'que tu me manques, nos souvenirs me hantent. À cause de moi tes rêves et tes espoirs se fragmentent. Ils disent 'Les meilleures partent toujours en premier' alors on s'voit dans une éternité j's'rrai dans les dernier.
Comment pourrais-je tracer un trait sur tout ce que l'ont a vécu ? Comment retrouver la paix dans la tourmente de ces avenues ?
Comment pourrais-je tracer un trait sur tout ce que l'ont a vécu ? Comment retrouver la paix dans la tourmente de ces avenues ?
On était cinq, aujourd'hui on est plus que quatre. 'Faut faire le deuil' c'est c'que m'répète mon psychiatre. Comment tourner la page ? Comment trouver le courage de lâcher prise et de toucher le fond sans naufrage ? Loin des regards je me retrouve à pleurer ton absence mais rien ne peut transparaître dans ma nouvelle résidence. Quand on les dérange, c'est ici qui nous ronge. Derrière ces barreaux la culpabilité me ronge. Si j'avais fermé ma gueule, ravalé ma fierté y'aurait pas eu d'embrouille et tu s'rrais encore sur tes deux pieds. Mais comme dab' j'l'ai ouvert, et comme dab' tu m'as couvert. À cause de mon orgueil tout le monde en a souffert. Putain, c'que tu me manques, nos souvenirs me hantent. À cause de moi tes rêves et tes espoirs se fragmentent. Ils disent 'Les meilleures partent toujours en premier' alors on s'voit dans une éternité j's'rrai dans les dernier.
Comment pourrais-je tracer un trait sur tout ce que l'ont a vécu ? Comment retrouver la paix dans la tourmente de ces avenues ?